Documents pour «Enfance»

Mary et Max Mary and Max

De Adam Elliot

1h28min52

Sur plus de vingt ans et d'un continent à l'autre, Mary et Max raconte l'histoire d'une relation épistolaire entre deux personnes très différentes : Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vivant dans la banlieue de Melbourne, en Australie, et Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d'Asperger et habitant dans la jungle urbaine de New York.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Transferts culturels, transferts visuels

Valérie Pozner

2h48min23

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - De l'enfant-auteur à l'enfant-destinataire des images

Andy BYFORD

2h04min45

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Lieux, objets et méthodes d'apprentissage

Kirill MASLINSKII

1h58min19

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Ouverture du colloque

Cécile PICHON-BONIN

04min44

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

Nouvelle société n°6 - Biscuiterie Buhler

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Une petite fille dont la mère travaille à la biscuiterie Bulher et le père est routier, raconte sa vie. Une vie familiale désagrégée par le travail. Le monde des travailleurs vu à travers les yeux de leurs enfants.

L'apprenti Père Noël et le flocon magique

De Luc Vinciguerra

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A partir de 3 ans Cette fois, c’est officiel : Nicolas est le nouveau père Noël. Sacrée responsabilité pour un petit garçon de 7 ans ! Mais à deux jours de sa première tournée, Nicolas doit faire face à une terrible crise : Aux quatre coins du monde, la magie de Noël est en train de disparaitre, et c’est lui qui en est la cause ! Car Nicolas a contracté la maladie des enfants qui veulent grandir trop vite : La grande-Personnelose ! Le conseil des anciens pères Noël est contraint de le démettre de ses fonctions de toute urgence. Pour regagner sa place et sauver Noël, Nicolas va devoir retrouver l’innocence, la fraîcheur et l’insouciance de son enfance. Heureusement, « L’esprit de Noël » veille sur le petit garçon et place sur son chemin un calendrier magique ! C’est, pour Nicolas, le début d’un voyage plein de surprises au travers des 24 portes du calendrier.

Filles de foot 4 épisodes

Ce feuilleton documentaire montre de jeunes joueuses entre 7 et 13 ans et leur passion du football. Ces filles jouent leurs matches contre des garçons. Cette mixité, si rare dans le sport, bouscule les idées reçues et permet aussi d'aborder la question de ce que les garçons pensent des filles et vice versa. Filmées sans commentaires "off", les sensations des filles au stade, dans les vestiaires ou chez elles sont vécues en direct.

Ce que nous avons peut être perdu

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Pauvreté, précarités : l'enfant dans sa famille

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organisée par le CIRNEF, intitulée "L'enfant et les interventions
socio-éducatives : transformations de la précarité".
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formation, EA 1589, Equipe éducation familiale et interventions sociales
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Geneviève Bergonnier-Dupuy présente les contextes de précarités au sein des familles auprès desquelles elle mène ses recherches mais aussi dans le secteur de protection de l’enfance. Quel vécu de l’enfant, quelle actualité de la recherche et quelles questions vives ?

5 ans après la guerre

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Born into brothels: Calcutta's Red Light Kids Camera Kids

Zana Briski

1h23min36

Quartier chaud de Calcutta : un groupe d'enfants inoubliables. Ils sont souriants, pleins de vie, malicieux et drôles : ils sont les fils et filles de prostituées. Face à la plus grande des pauvretés, face aux abus et au désespoir, ils ont peu de chance d'échapper à un futur écrit d'avance et de se construire une vie meilleure. En compagnie de la photographe new-yorkaise Zana Briski qui leur enseigne l'art de la photographie, ils embarquent dans un voyage extraordinaire qui va les transformer. Les photos prises par les enfants ne sont pas seulement exemplaires et remarquables en terme d'observation, elles reflètent quelque chose de moralement plus grand : l'art comme force immense de "salut" et d'ascension. Ces photos prises par les enfants, furent exposées à travers le monde.